La ballade des klongs
Aujourd'hui, on part en vadrouille. ça va être une grosse journé itou car le mercure va grimper haut (il va faire chaud). On prend
le forfait d'exploration des klongs. Les klongs, ce sont les innombrables canaux qui sillonnent la ville. Imaginez Montréal ou Sarnia ou le patelin où vous vivez, plat comme une planche à repasser.
Puis mettez y une cinquantaine de canaux comme le canal Lachine où le canal Rideau bordé de maisons, de commerces et d'attractions comme si les canaux sont la seule voie de transport qui existe.
Certain canaux ont plus de 70 km de long. Un monde à part centré sur lui-même, ces voies d'eau de Bangkok qui peuvent être un lieu de résidence,
d'artère de circulation, de piscine, de terrain de jeux sont malheureusement le dépotoir des déchets
produits par 6 millions d'habitants, même si ces
klongs sont très poissonneux.
N'espérez pas toutefois faire du 5 noeuds. Ici en extrême orient, tout engin motorisé est poussé à la
limite et ces embarcations ont de gros engins. Ici on roule à la planche. Du cinquante km à l'heure, pas moins, sauf lorsque l'on croise un autre embarcation, ce qui aurait un effet désastreux.
On nomme ces embarcations, des bateaux longues queue, Allez savoir pourquoi! Au programme, on nous offre de visiter une ferme de serpent, une ferme de
poisons, un marché flottant, le Wat Arun et le musée des barques royales
Fait cocasse, lors de la négociation pour la randonné, j'ai obtenu un prix ridicule grâce à un petit
subterfuge. Lorsque l'on se dirige vers le quai, il y a plusieurs kiosques ou différents point de vente pour ces excursions, et je sais bien que le premier
est en règle générale le plus dispendieux et le plus dur à négocier. C'est pourquoi je me dirige près de la berge pour trouver le point de vente le plus près de l'embarcadère. Je m'arrête à
l'avant dernier et tente de
négocier un prix raisonnable (mes recherches m'indique que 1,500 bath ($50 can) pour deux heures est une bonne affaire). Mais
on refuse, on veut ce prix par personne. Il n'y a rien à faire alors je me retire un peu.
Un petit groupe de touriste américain s'amène et débute une négociation avec la même vendeuse
dont l'anglais est rudimentaire. Après un moment de discussion, ils semblent déçus par le résultat de leur démarche. Je les aborde et leur suggère alors d'essayer le dernier point de vente qui je
crois est moins dispendieux. Lorsqu'ils s'éloignent, la vendeuse est furieuse de voir ses clients potentiels s'éloigner. Elle me regarde d'un air inquisiteur, elle ne m'aime pas, je le sens. Un
autre groupe de touriste s'approche et elle ne veut pas que je leur parle alors elle me donne le prix que je demande et m'escorte jusqu'à l'embarcadère pour se débarrasser de moi. Dieu que je
rigole intérieurement. j'adore ce pays.
Voici la ferme de serpents. Spectacle assez épatant. Je dois dire que je suis impressionné. Mais
moi, vous me connaissez, je suis effronté. Je fais signe à ce type de donner un baiser à ce reptile tout en gardant les deux bras éloigné. Il rigole évidement, il attrape ce cobra royale et il
m'offre à moi de lui donner un baiser. Je rigole évidement. Pas de baiser pour ce serpent. Dieu que l'on s'amuse ici. Nous rigolons tous comme des bossus. Mais toutes bonnes choses ont une fin
alors, en route vers de nouvelles aventures.
Voici le marché flottant. Le premier est pour notre conducteur qui a une fringale et désire
casser la croûte. Remarquez que le vendeur de nourriture fait la cuisson grâce à une bonbonne de propane et un réchaud grand format. Et oui, il fait la
popote dans sa minuscule embarcation et vous la sert à bord de votre esquif. Il sert la même nourriture que l'on trouve un peu partout dans les rues de cette ville.
Le deuxième est pour nous, les touristes, on nous offre des
babioles, les mêmes que l'on
trouve un peu partout dans les rues de cette ville. Certain d'entre vous on exprimé des doutes sur la température torride qui règne ici. Et bien, observez bien cette photo. Ne vous semble t-il pas que deux des quatre vendeurs observent la scène bien installés à l'ombre, sous le balcon de cette demeure. Bon,
comme marché, c'est pas énorme. Semblerait que dans le passé, il y avait des centaines de vendeurs flottants. Maintenant, il n'en reste que quelques uns pour le bénéfice des touristes.
Voici Wat Arun
Moi, vous me connaissez, j'aime bien rigoler et quelques fois je suis effronté. Mais parfois, je
suis stupide. Oui oui, ne riez pas, ça arrive. Alors je décide de monter les marches qui mènent au sommet de ce temple magnifique. Ça parait pas, mais c'est très haut. Ce qui fait que arrivé au
sommet de mon imbécillité, je suis en sueur. On dirait que je sort de la douche tout habillé. Alors, je prend mon air con et je me dit que le plus difficile est fait, je n'ai plus qu'à descendre,
ce qui devrait être facile. Et bien non, remarquez combien ces marches sont à pic. Voila pourquoi il y a deux rampes tout le long de ce trajet. Pas pour monter, non, c'est pour descendre.
Ce qui fait que ma ballade de deux heures est terminé et que nous ne verrons pas les barges royales. De toute
façon, c'est assez pour aujourd'hui. En route pour la douche et la climatisation.